lundi 26 juillet 2010

Rééducation du supraépineux (utilisation du Theraband)


La rééducation du muscle supra-épineux!

Le conflit sous-acromial

Le premier stade de l'usure de la coiffe des rotateurs

La source de douleur de l'épaule la plus fréquente après 40ans!

La coiffe des rotateurs est l'ensemble des muscles et des tendons qui forment l'épaule et entourent la tête de l'humérus au niveau de cette articulation.  Ces muscles servent à donner la force pour permettre l'élévation du bras et ses diverses rotations, mais participent également à la stabilité de l'épaule.

Avec l'âge, le tendon du sus-épineux, le plus souvent atteint, perd ses qualités élastiques, s'épaissit, et vient entrer en conflit avec l'acromion (acromion : partie de l'omoplate située au-dessus du tendon). 

Ce frottement répété contribue à la formation d'un bec osseux situé sous l'acromion appelé ostéophyte. En retour, ce bec osseux vient agresser la partie superficielle du tendon sous-jacent, et provoque l'accélération de son usure et des douleurs de passage.

Les douleurs de conflit antérieur de l'épaule sont spontanée, sans effort déclenchant ni notion de traumatisme.Au début elles sont liées au mouvement à l'occasion de gestes courants, comme ôter un vêtement. Puis, elles deviennent nocturnes et réveillent souvent le patient au milieu de la nuit. La force du bras reste le plus souvent conservée en dehors des épisodes douloureux aigus.

DIAGNOSTIC


L'âge du patient (après 40 ans), le caractère des symptômes et l'examen clinique précis effectué par le praticien contribuent au diagnostic de conflit sous-acromial.

Les manoeuvres d'examen servent à mettre en évidence les douleurs provoquées lorsque le tendon du sus-épineux vient accrocher le bec de l'acromion. Ce passage s'avère pénible. Le plus souvent la mobilité et la force du bras sont conservées. Les radiographies simples de l'épaule ne permettent pas de visualiser les tendons mais montrent parfois le bec situé sous l'acromion.

L'échographie réalisée par un praticien entraîné permet, par son caractère dynamique, de mettre en évidence le conflit, qui se caractérise par l'accrochage du tendon du sus-épineux sous l'acromion et par la présence d'une inflammation de l'espace sous-acromial.

TRAITEMENT
Le traitement de ces douleurs repose sur plusieurs axes :

  • Empêcher l’aggravation des douleurs en diminuant ou en arrêtant les activités contraignantes pour celle-ci et en corrigeant les gestes responsables du surmenage de l’épaule.
  • Éviter les tractions prolongées sur l’épaule : port de charges lourdes (valises, cartables,...), promenade avec un chien tirant sur sa laisse, pratique de la planche à voile.
  • Éviter les positions de contraintes : travail au-dessus du plan des épaules : plus les bras sont en hauteur et plus les épaules travaillent, évitez les plans de travail trop hauts, se servir d’échelle pour atteindre des étagères ou pour travailler à bonne hauteur.
  • Éviter le travail à bout-de-bras : là aussi, les épaules sont surmenées, travaillez donc le plus près possible du corps (port de charges...)
  • Éviter les stations prolongées sur les coudes, sur la plage par exemple qui surcharge également les épaules
Le traitement vise à éliminer l’inflammation des tendons. Des séances de rééducation seront nécessaires afin de stabiliser la tête de l’humérus et de l’abaisser par un travail en décoaptation complété par de la physiothérapie associant ultrasons ,électrothérapie, ionisation. 


Certains exercices peuvent être proposés à faire au domicile : Les 2 bras collés au corps les mains tenant une canne devant vous à l’horizontale .Sans aucun mouvement vous poussez et vous tirez alternativement comme pour allonger ou comprimer la canne par séquence de 10 secondes.


Un traitement par antalgiques peut être proposé en fonction de l’importance des douleurs.  

Les infiltrations peuvent être proposées dans certains cas, quand l’inflammation est trop importante. Une ou plusieurs infiltrations peuvent être nécessaires (en général, pas plus de 3). L’intérêt de cette infiltration est double : stopper l'inflammation et effectuer dans de bonnes conditions la rééducation

En cas d’échec du traitement médical bien conduit, le traitement chirurgical peut être proposé.

samedi 24 juillet 2010

Lumbar Manipulation


Démonstration d'une manipulation lombaire classique

Engourdissement et picottements au niveau des membres supérieurs

Les membres supérieurs

Quand les engourdissements surviennent...

L'engourdissement (paresthésie) est une sensation anormale, générale ou localisée, caractérisée par une diminution de la sensibilité, des fourmillements ou des picottements.  Il s'agit d'un signe neurologique associé à une perturbation de la transmission des signaux entre la peau et le cerveau.




Il y a plusieurs causes possibles:

  • Position assise ou debout prolongée
  • Blessure: un traumatisme au cou peut vous faire sentir un engourdissement partout le long de votre bras ou la main, tandis qu'un traumatisme au bas du dos peut provoquer un engourdissement ou de picotement dans le bas du dos et les jambes.
  • Hernie discale cervicale ou lombaire
  • Compression des nerfs périphériques par un anévrysme vasculaire(55 ans et plus), une tumeur, ou une infection (fièvre, sueur et déficit neurologique)
  • Zona (douleur localisé au niveau du tronc)
  • Syndrome du canal carpien (de plus en plus fréquent chez les grands utilisateurs d'odrinateur)
  • Diabète
  • Migraines
  • La sclérose en plaques (trouble à la marche, spasticité, vertige, vision double, trouble de vision des couleurs, fuite urinaire, impuissance)
  • Accident ischémique transitoire (AIT): déficit neurologique dont la durée est inférieur à 24 heures chez des personnes généralement suivies pour une dyslipidémie,hypertension artérielle ou une maladie cardiaque
  • Hypothyroïdie: manque d'énergie, irritabilité, gain de poids,frilosité, peau pâle,cheveux secs)
  • Phénomène de Raynaud: trouble de la circulation aggravé par le froid
  • Déficit en vitamine B12
  • Anomalies du taux de calcium, sodium et ou potassium
  • Prise de certains médicaments
  • Consommation d'alcool et ou de café

vendredi 23 juillet 2010

Entorse de la cheville à répitition




L'instabilité chronique de la cheville est une complication fréquente de l'entorse de la cheville.  Elle est caractérisée par la répétition de plus en plus fréquente et de plus en plus facile d'entorses du versant externe de la cheville.

Ces instabilités font le lit de l'arthrose talo-crurale secondaire. Elle se manifeste généralement, dans un contexte d’entorses à répétition, par une insécurité à la course ou à la marche, sur terrain accidenté voire plat, associée parfois des douleurs même en dehors des épisodes aigus.

L’examen clinique est destiné à mettre en évidence la laxité du ligament latéral externe (LLE). Cette recherche est bilatérale et comparative pour éliminer ou apprécier une possible hyperlaxité constitutionnelle que l’on pourra éventuellement retrouver au niveau d’autres articulations (doigts, coudes, épaules).


Elle impose un traitement spécifique, pouvant faire appel à différentes techniques de
ligamentoplastie de substitution.

Prévention
  • Il est important de noter que la reprise de l'activité sportive ne doit se faire que sur une cheville saine, complètement guérie. Si vous reprenez trop tôt le sport, vous risquez d'aggraver encore plus votre mal et donc votre indisponibilité.
  • Protégez votre cheville à l'aide d'une chevillère avant de pratiquer votre sport. Cela aura pour effet de soutenir votre articulation lors des chocs, changements de direction. Cela vous permettra aussi de vous sentir plus en sécurité et vous permettra d'être plus libre dans votre pratique.
  • Si vous ne possédez pas de chevillère, posez-vous ou faites vous poser un strapping.
  • Renforcez votre cheville par des petits exercices de proprioception que vous pouvez faire tranquillement chez vous. Ces exercices tous simples (saut sur une jambe vers l'avant/l'arrière, maintien de la stature sur une jambe puis descendre/remonter...) renforceront vos muscles de la cheville et amélioreront votre équilibre. En améliorant votre stabilité, vous diminuerez les risques de faire de mauvais appuis et de vous blesser.
  • Travaillez la corde à sauter. De même que la proprioception, le travail en corde à sauter sollicitera beaucoup votre cheville et la fera donc travailler en musculation et en équilibre. Alternez les enchaînements afin que ce ne soit pas trop rébarbatif (pieds joints, pied droit/gauche, sur un pied...).

L'entorse de la cheville (3 stades)


L'entorse de la cheville est une pathologie très fréquente qui survient dans la vie courante ou lors de la pratique d'un sport.  Bien que banale, il ne faut cepandant pas la négliger en raison des forts risques de récidives et des séquelles potentiellement douloureuses.
Une entorse est une lésion ligamentaire traumatique due à un mécanisme indirect et n'entraînant pas de perte (permanente ou temporaire) des rapports normaux des articulaires. Ces entorses constituent le motif de consultation le plus fréquent en traumatologie courante.
Elles représentent, tous sports confondus, 15 à 20 % des traumatismes sportifs mais surviennent volontiers dans les sports collectifs avec changements brutaux d’appui (ex: basket ball, football, soccer, volley-ball). La plupart de ces entorses se produisent en inversion du pied et intéressent le ligament collatéral latéral (LLE, ligament latéral externe).

Les entorses de la cheville sont classées en trois groupes de gravité croissante:

STADE 1

Les entorses bénignes correspondent anatomiquement à une élongation ligamentaire sans rupture complète d'un ou plusieurs faisceaux du LLE.
On retrouve une douleur à la palpation de la malléole externe.  En revanche, la cheville est stable et sa mobilisation vers l'intérieur (varus) ne dépasse pas l'angle habituel et physiologiquem.  Il n'y a pas d'oedème ni d'ecchymose.
À ce stade, l'entorse guérira entre 2 à 3 semaines et la reprise sportive est envisagée après 8 jours (avec strapping).

STADE 2

À ce stade, il s'agit d'une déchirure incomplètes des faisceaux ligamentaires.   Il existe un oedème de la cheville et souvent associée à une ecchymose.  La mobilisation de la cheville vers l'intérieur (varus) présente une laxité bien que souvent la douleur ne permette pas de faire cette mobilisation.

Le traitement doit être précoce.  Il faut faire de la compression pendant un minimum de 30 minutes (pour limiter l'oedème), appliquer du froid (cryothérapie) et un bandage compressif allant de la racine des orteils jusqu'à la mi-mollet.

Les béquilles seront préférables pour les 3-4 premiers jours.  La cicatrisation prend environ 3 semaines mais des soins par un professionnel en santé musculo-squelettique sont nécessaires au bout de quelques jours pour éviter l'enraidissement de l'articulation.

STADE 3

À ce stade, un ou deux faisceaux du ligaments sont complètement rompus.
La cheville gonfle presque instantanément et un hématome se forme.  Une radiographie sera nécessaire pour rechercher des lésions associées.  
La chirurgie sera souvent envisagée pour les sportifs jeunes de bon niveau.  Un traitement identique au deuxième stade est aussi possible.  Le port de l'atèle sera aussi envisagé, en fonction de l'oedème.


Comme l'examen physique est difficile en raison de la douleur associée, le diagnostic clinique d'une entorse grave repose sur un faisceau de signes :
  • Le traumatisme a été violent, avec impression de déboîtement ou de grand déplacement. La sensation d'un craquement, surtout s'il a été audible, est très évocatrice. Par contre l'intensité de la douleur et de l'impotence fonctionnelle n'est pas parallèle à la gravité de l'entorse. Au contraire après la douleur initiale fulgurante commune à tous les types d'entorse, on observe dans les entorses graves une sédation presque totale pendant quelques heures, suivie d'une douleur permanente peu intense (classique évolution en trois temps), n'entraînant qu'une impotence modérée. Au maximum, une sensation d'instabilité indolore à l'appui est très évocatrice (mais elle est très rarement retrouvée).
  • Il existe un volumineux hématome sous-cutané pré- et sous-malléolaire, apparu très précocement dans les minutes qui suivent le traumatisme. Quelques heures après, la région péri-malléolaire est gonflée par un œdème plus étendu, la diffusion de l'hématome jusqu'à la peau étant responsable de son aspect ecchymotique. Seuls le volume de l'œdème et l'étendue de l'ecchymose sont ici des signes de gravité.
  • La mise en évidence d'une laxité tibio-astragalienne externe à l'examen clinique dynamique est aussi un signe de gravité.


LE TRAITEMENT
Le repos 
Vous devrez peut-être vous reposer la cheville, soit complètement, soit partiellement, selon la sévérité de l’entorse. Utilisez des béquilles tant que la position debout sera douloureuse.

La glace
L’utilisation de sacs de glace, de bains d’eau glacée ou de massages avec de la glace peut diminuer l’enflure, la douleur, les ecchymoses et les spasmes musculaires. Utilisez la glace jusqu’à 72 heures après l’accident. N’appliquez pas de chaleur pendant au moins trois jours.

La compression
Mettre un bandage compressif autour de la cheville peut s’avérer le meilleur moyen d’éviter l’enflure et les ecchymoses. Vous devrez probablement comprimer votre cheville pendant une journée ou deux, peut-être même jusqu’à une semaine ou plus.

L’élévation
Le fait de surélever la cheville au moins au niveau du cœur aide à minimiser l’enflure et les ecchymoses. Si possible, gardez la cheville surélevée pendant deux à trois heures chaque jour.

Rééducation proprioceptive précoce
Consultez votre professionnel en santé musculo-squelettique

jeudi 22 juillet 2010

Syndrôme d'hyperlaxité ligamentaire

DÉFINITION
Il s'agit d'une augmentation exagérée de la mobilité des articulations due à une altération du collagène. Elle touche environ 10-15% de la population. Elle est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes et plus fréquente au cours de l’enfance et diminue avec l'âge. 

L’hyperlaxité n'est pas une condition problématique. Pour certaines personnes, c'est même un avantage lors de la pratique d'activités artistiques ou de certains sports.   Le problème médical se produit lorsque l'hyperlaxité est accompagnés de symptômes tels que douleurs fréquents dans les articulations (arthralgies), luxations, subluxations, tendinites, troubles cutanés, prolapsus rectal ou utérin, l'arthrite précoce, etc. 

Lorsque cela arrive, il est appelé alors syndrome d'hyperlaxité articulaire (SHA).
C'est un syndrome chronique, encore mal connu par les patients et les professionnels de la santé, malgré le fait qu'il est le plus fréquent de troubles héréditaires des fibres de collagène (HDCT).

SYMPTOMES

  • Entorses,tendinites, bursites à répétition.
  • Ostéoarthrite précoce
  • Subluxations ou luxation de l'épaule,genou ou cheville
  • Douleur au genou, douleur au dos
  • Hernies discales, spondylolisthesise
  • Syndrome temporo-mandibulaire
  • Syndrome du tunnel carpien


DIAGNOSTIC
Le syndrome d'hyperlaxité ligamentaire est diagnostiqué par la présence de :

  • 2 critères majeurs 
  • par l'association d'un critère majeur et de 2 mineurs 
  • par la présence de 4 symptomes mineurs


Critéres majeurs
A Score de Beighton 4/9 ou plus
Arthralgie de plus de 3 mois dans 4 articulations ou plus

Critéres mineures
Score de Brighton de 1, 2 or 3/9
Arthralgies (> 3 mois) dans 1 à 3 articulations ou douleur du dos (> 3 mois), spondylose, spondylolisthesise.
Dislocation/subluxation dans plus qu'une articulation
Dislocation/subluxation dans une seule localisation plus qu'une fois.
Lésion du tissu mou > 3 lesions (e.g. epicondylite, tenosynovite, bursite).
Syndrome Marfanoide.
Anormalies cutanée.
Anomalies occulaire.
Insuffisance veineuse, prolapsus utérin ou rectal.

TRAITEMENT
La prescription de séance d'exercices pour renforcer les muscles et prévenir les traumatismes peut être assuré par un professionnel de la santé (médecin, chiropraticien, physiothérapeute, kiné)

Conseils en ergothérapie:
Il s'agit ici de prévenir les conditions de nature à être accompagné par de la douleur ou source de traumatismes.

Autres:
Orthése pour protéger ces muscles et ces articulations.
Psychothérapie de soutien par un psychologue
Perte de poids
Traitement approprié en cas de prolapsus